Citation de la semaine:

"y=a.x+b.  Si vous comprenez pas ça, ma fille, il vous reste plus qu'à prier Dieu"

(ma prof de maths)

Mercredi 14 février 2007

       Voici un petit aperçu de mon 14 février à moi:

  • 8h: Mon téléphone-réveil-vibreur  me trompette dans l'oreille que mes lacets sont des fées, qu'il n'arrive pas à les attrapper, mais la suite sera inaudible car elle finit écrasée contre le mur. Bonjour le monde, je m'éveille, vous êtes heureux, je suis seule. 

 

  • 11h:  Je suis en voiture, il fait un pire vent à décoiffer la mère Chirac, mon prof de conduite en est à son troisième pacemaker et sa huitième boîte à vitesses, pourquoi ce con de volant refuse d'aller dans le bon sens? Pourquoi le sapin là bas se met à danser la salsa quand j'arrive?

 

  • 12h: Arrivée au boulot. Toujours  éventée, que c'est pas possible, pile le jour où j'ai décidé de m'enchignonner  le cheveu à la Grace Kelly. La photocopieuse qui m'accueille me trouve plutôt un air de Kelly Osbourne.

 

  • 13h30:  Je file m'acheter mon lot de protéines quotidiennes nécessaires et vitales à quiconque va voir défiler une soixantaine d'enfants énergiques et créatifs dans l'après-midi: thon-oeuf-mayo maxi-size. Oh, ils ont sorti un nouveau dessert spécialement pas pour moi aujourd'hui: des petits beignets en forme de coeur fourrés à la fraise. La mort dans l'âme et la tête dans le chandail de peur qu'on me reconaisse, je prends le lot de 10. Et un capuccino pour me remonter le moral.

 

  • 13h32: Le capuccino doit sûrement avoir pactisé avec les beignets en ce jour de sadisme forcené: triple axel par dessus mon sac tandis que j'essaie de répondre au téléphone (encore lui)  tout en rangeant mes clés. Devant mon regard mi-déconfit, mi-Ahmadinejab face au monde, la serveuse m'en apporte gentiment un autre en me plaignant. Au moins, on a un peu pitié de moi.

 

  • 14h-18h:  Les enfants adorent l'atelier d'aujourd'hui: des cartes avec plein de petits coeurs multicolores et de paillettes. Même les garçons s'y mettent, à mon grand étonnement, eux qui délaissent habituellement toute activité à caractère créatif, même de loin, pour un jeu de course de voiture/baston/ordinateur/concours de jeté de barbies. Je suis époustouflée, et en plus ils s'appliquent pour leur chérie, c'ets mignon et porteur d'espoir de voir ça.

 

  • 20h: Crevée, je rentre, personne pour me consoler. Gros snif. Et dire que quand je suis maquée, je fête pas la saint valentin, c'est triste pour les autres, je suis égoÏste et seule.

 

  

par sanguine publié dans : sanguine au quotidien
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Mardi 30 janvier 2007

    Faut pas croire, comme ça, à la seule lecture du titre de cet article, que je n'aime pas les enfants. C'est juste qu'il y en a quelques uns pour lesquels j'éprouve une aversion qui virerait presque à l'allergie cutanée, avec apparition de plaques rouges sur la tête et syndrome Gilles de Tourette au bord des levres. Les enfants-rois en font partie, et "Léa" y occuppe une place de premier ordre.

    Léa, ou le petit trésor de sa maman bien frustrée comme il faut, en personne. Léa ne demande pas, elle exige. Quand Léa veut faire un nouveau jeu, ou une activité manuelle, Léa estime qu'elle n'a pas besoin d'écouter la consigne, car pour elle tout doit fonctionner immédiatement. Donc Léa pas contente quand elle perd ou qu'elle rate son dessin (qu'elle abandonne de toute manière au bout de deux minutes et demi). Elle échoue donc à des exercices qu'un petit de trois ans fait sans problèmes.

   Surtout, Léa ne joue pas avec les autres enfants: elle préfère de loin les adultes qui, comme maman, sont censés être à son entière disposition. Elle n'hésite alors pas à nous couper la parole, à nous interrompre lorsque nous parlons avec d'autres enfants, bref on est pas loin du harcèlement.

  Léa, 6 ans et des poussières, est donc en passe de devenir une conne existentielle pour le restant de sa vie, avec chômage perpétuel à la clé, car personne ne voudrait prendre le risque d'avoir miss monde pour collègue de bureau.

  Résultat: c'est à nous de prendre en main son éducation, de lui expliquer qu'il faut écouter et respecter les autres, même les enfants, et oui, même ceux qui sont plus petits qu'elle. Que dire pardon et s'il te plait sont certes les bases de la politesse, mais que si on peut éviter de faire des bêtises afin de ne pas avoir à s'excuser à tout bout de champ, c'est encore mieux.

   Le pire, c'est que malgré les mines effarées de mes collègues et moi-même quand nous voyons arriver de loin le phénomène, malgré nos engueulades à répétion, Léa nous aime. Et ses départs se terminent toujours par cette petite phrase épouvantable qui nous glace le sang: "C'était super, je reviendrai mercredi prochain!".

   Tout ça parce que nous sommes peut être les seules personnes, avec son prof, à l'obliger à se comporter comme une enfant de son âge. Ya des baffes qui se perdent, surtout pour les parents gâteux....

   Demain, c'est décidé, je me planque dans la maison de Barbie!

   

par sanguine publié dans : sanguine au quotidien
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

Le temps passe...

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus