Voici un petit aperçu de mon 14 février à moi:
- 8h: Mon téléphone-réveil-vibreur me trompette dans l'oreille que mes lacets sont des fées, qu'il n'arrive pas à les attrapper, mais la suite sera inaudible car elle finit écrasée contre le mur. Bonjour le monde, je m'éveille, vous êtes heureux, je suis seule.
- 11h: Je suis en voiture, il fait un pire vent à décoiffer la mère Chirac, mon prof de conduite en est à son troisième pacemaker et sa huitième boîte à vitesses, pourquoi ce con de volant refuse d'aller dans le bon sens? Pourquoi le sapin là bas se met à danser la salsa quand j'arrive?
- 12h: Arrivée au boulot. Toujours éventée, que c'est pas possible, pile le jour où j'ai décidé de m'enchignonner le cheveu à la Grace Kelly. La photocopieuse qui m'accueille me trouve plutôt un air de Kelly Osbourne.
- 13h30: Je file m'acheter mon lot de protéines quotidiennes nécessaires et vitales à quiconque va voir défiler une soixantaine d'enfants énergiques et créatifs dans l'après-midi: thon-oeuf-mayo maxi-size. Oh, ils ont sorti un nouveau dessert spécialement pas pour moi aujourd'hui: des petits beignets en forme de coeur fourrés à la fraise. La mort dans l'âme et la tête dans le chandail de peur qu'on me reconaisse, je prends le lot de 10. Et un capuccino pour me remonter le moral.
- 13h32: Le capuccino doit sûrement avoir pactisé avec les beignets en ce jour de sadisme forcené: triple axel par dessus mon sac tandis que j'essaie de répondre au téléphone (encore lui) tout en rangeant mes clés. Devant mon regard mi-déconfit, mi-Ahmadinejab face au monde, la serveuse m'en apporte gentiment un autre en me plaignant. Au moins, on a un peu pitié de moi.
- 14h-18h: Les enfants adorent l'atelier d'aujourd'hui: des cartes avec plein de petits coeurs multicolores et de paillettes. Même les garçons s'y mettent, à mon grand étonnement, eux qui délaissent habituellement toute activité à caractère créatif, même de loin, pour un jeu de course de voiture/baston/ordinateur/concours de jeté de barbies. Je suis époustouflée, et en plus ils s'appliquent pour leur chérie, c'ets mignon et porteur d'espoir de voir ça.
- 20h: Crevée, je rentre, personne pour me consoler. Gros snif. Et dire que quand je suis maquée, je fête pas la saint valentin, c'est triste pour les autres, je suis égoÏste et seule.
ajouter un commentaire commentaires (4) créer un trackback recommander
Les aventures superficielles et indispensables de mon Moi....
Commentaires